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vendredi 7 juin 2019

"Le collectionneur" Fiona Cummins

"Le collectionneur" Fiona Cummins
Ed. Slatkine 2018. 
Titre Original: "Rattle" (2017)

Résumé: Le Collectionneur mène une double vie. Monsieur Tout-le-monde dans l’une, il est, dans l’autre, le gardien d’un musée secret qu’ont constitué son père et son grand-père avant lui, une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Et il y a à Londres deux enfants atteints d’une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, la maladie de l’homme de pierre.
Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe. Les Anglais ont adoré.

Bonjour mon ami lecteur.  Aujourd'hui, je viens te présenter un bouquin qui vaut la peine d'être lu si tu es amateur de thrillers. Et pourtant ce n'était pas tout de suite gagné. Je vais t'avouer qu'au départ, j'étais un peu dubitative. Un peu lent et une intrigue qui piétine un peu. On se demande où on veut nous emmener. Le style est trop répétitif et les personnages, sans être mauvais, ne sont pas super attachants. Donc, la perplexité s'installe. Et pourtant, d'un seul coup, on se laisse emporter. La tension monte et on s'investit de plus en plus dans cette histoire qui se révèle plus complexe que ce qu'il n'y paraissait. L'intrigue avance et prend de l'épaisseur. La dimension narrative augmente et le style devient de plus en plus incisif. Et du coup, impossible de le lâcher en fait. On en redemande. 
Cummins nous offre, ici, un roman assez bien ficelé même si le début prend du temps. Le décollage est long et lent mais le voyage vaut vraiment la peine. Bonne lecture à toi, mon ami lecteur.

mardi 4 juin 2019

"L'Empathie" Antoine Renand

"L'Empathie" Antoine Renand
Ed. Robert Laffont 2019.

Résumé: Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. " Il resta plus d'une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l'homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d'un puzzle qu'il avait sous les yeux depuis des années et qu'il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. " Cet homme, c'est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la " brigade du viol ". Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

Bonjour à toi, ami lecteur. Petite question pour toi avant de commencer: Toi aussi tu l'as vu passer sur tous les réseaux sociaux ce bouquin? Avec des critiques tellement bonnes que cela te donnait une envie féroce de le lire? Parce que, en ce qui me concerne, je le voyais partout. Impossible d'y échapper. Et les gens avaient l'air de l'adorer. Donc je me suis laissée porter par l'élan général. Et c'est donc pleine d'espoir que j'ai ouvert cette fameuse "Empathie". Une fois ce roman terminé, je ne peux faire qu'une seule conclusion sur moi-même: je ne suis pas faite comme tout le monde (youpie) 
Parce que, en toute honnêteté, je ne comprends pas l'engouement. 
Bon l'intrigue n'est pas mauvaise (elle est même plutôt bonne en fait), c'est tout le reste qui m'a titillée. Déjà, c'est lent. Très lent. Même les "scènes d'action" ont un petit côté mollasson qui ne m'a absolument pas emportée.On tourne autour du pot et ça en devient beaucoup trop long. Un assassin intéressant mais qui devient de moins en moins crédible au fur et à mesure des pages. Mais ce n'est même pas ce qui m'a le plus dérangée. Anthony Rauch. Voilà où réside mon problème. Alors d'abord, je n'ai rien contre les personnages torturés tout ça, tout ça, mais faudrait quand même voir à pas pousser bobonne dans le thriller. Tout ce mystère autour de ce personnage alors que son secret est assez facile à deviner. Mais ensuite, cette espèce de métamorphose du personnage est hallucinante. Mais pas dans le bon sens d'hallucinant. Je n'y ai pas cru une seule seconde; Et déjà que le roman ne me passionnait pas des masses, mais sur la fin, j'ai émis un soupire que mon entourage définirait comme "Oh ben voyons, oui mais bien sûr". 
Alors peut-être que j'en attendais trop vu les critiques dithyrambiques mais en refermant le roman, la déception était plus présente qu'autre chose. 
Attention, je ne dis pas que c'est un mauvais roman. Loin de là. L'intrigue est vraiment bien campée. Ce sont les personnages... Et, dans la vie comme dans les livres, on ne peut pas aimer tout le monde. Si ça plaît à certains, tant mieux pour eux. Ils auront au moins passé un bon moment lecture. En ce qui me concerne, je n'ai pas trouvé ça transcendant... A toi de voir, ami lecteur. 

lundi 27 mai 2019

"La Bête et la Belle" Thierry Jonquet


"La Bête et la Belle" Thierry Jonquet
Ed.Folio 2016.


Résumé: Léon est vieux. Très vieux. Léon, est moche. Très moche. Léon est sale. Vraiment très sale ! Léon se tient très mal à table. C'est dans sa nature... C'est triste ? Non : Léon a enfin trouvé un ami, un vrai de vrai ! Seulement voilà, le copain en question est un peu dérangé. Parfois dangereusement. Mais Léon est indulgent envers ses amis. Pas vous ?

Salut toi là-bas, oui, toi, mon cher ami lecteur. Cela faisait longtemps... Un jour je t'expliquerais mon absence... Mais pas aujourd'hui. Parce que, aujourd'hui, je vais te parler de "La Bête et la Belle" de Thierry Jonquet. 
Enfin quand je te dis que je vais t'en parler... Ma maman adorée m'a toujours dit que si tu ne trouves rien à dire de gentil, il vaut mieux t’abstenir de dire quoi que ce soit... Et là, pour le coup, je n'ai pas grand chose à dire de positif... Je suis complètement passée à côté de l'histoire. Et c'est bien dommage pour moi parce que l'écriture en elle-même m'a beaucoup plu. Mais je ne suis pas parvenue à entrer dans cette intrigue. Donc je ne vais pas m’appesantir sur le sujet plus longtemps, tu as certainement beaucoup de choses plus constructives à faire. Et moi aussi... Je retente l'auteur dès que possible. On ne va pas rester là-dessus... 
  

mardi 19 février 2019

Extrait (semaine 8)

"Il y a toutefois, en notre nature, une merveilleuse, une miséricordieuse disposition qui veut que nous ne nous rendions jamais compte de l'intensité d'une souffrance pendant que nous l'endurons, mais ensuite seulement, d'après les élancements que nous en laisse le contrecoup"

"La Lettre écarlate"- Nathaniel Hawthorne

"Sous la glace" Louise Penny

"Sous la glace" Louise Penny 
Ed. Babel 2013.
Titre en VO: "A Fatal Grace" (2007)
Fait partie de la saga Armand Gamache:
1. "Nature Morte"
2. "Sous la glace"

Résumé: L'hiver a enveloppé de neige le charmant petit village de Three Pines, et toute la communauté s'apprête à fêter Noël. Mais lors de la traditionnelle partie de curling qui a lieu tous les ans sur le lac gelé, une spectatrice est mystérieusement électrocutée. Un peu plus d'un an après sa première enquête à Three Pines, l'inspecteur-chef Armand Gamache revient avec son équipe de l'escouade des homicides. Il ne lui faut pas longtemps pour s'apercevoir que la victime ne manquera pas à grand monde. D'ailleurs, personne ne l'a vue se faire électrocuter. Pourtant tout le village était là, il y a donc forcément eu des témoins... Et puis qui était cette CC de Poitiers, à la fois prêtresse auto-proclamée du développement personnel et femme haïe de tous ? Pourquoi était-elle venue s'installer clans la vieille maison abandonnée sur la colline, un lieu marqué au fer de la violence et du meurtre, où Gamache lui-même a failli perdre la vie l'année précédente ? Méthodiquement, ses hommes fouillent le sombre passé familial de la victime. L'inspecteur-chef, lui, observe, écoute et tente de comprendre. Tout à son enquête, Ganache n'oublie pas qu'il a également ses propres ennemis au sein de la Sûreté du Québec et qu'il ne peut se fier à personne. Tandis qu'un vent mordant souffle sur Three Pines, une menace plus glaçante encore plane sur lui... Avec Actium molle, qui inaugurait la série des enquêtes d'Armand Gamache, Louise Penny a montré qu'elle occupait une place à part dans l'univers du roman policier. Ce deuxième volet le confirme.

Si ta première question, ami lecteur, est "Peut-on lire ce deuxième tome si on a pas lu le premier?", je te répondrais que oui, tu peux le lire, mais je ne te le conseille pas. Penny y fait des références mais les relations entre les personnages risqueraient de t'embrouiller la tête. Et ce serait dommage. En plus, le premier tome vaut la peine que tu t'y attardes, il est plutôt réussi. 
Oui le premier tome était réussi et le deuxième l'est un peu moins. On est toujours confortablement installés dans le froid canadien et ses personnages atypiques mais la fin de l'histoire m'a un peu gâchée l'intrigue. Mais Gamache vaut bien cette petite déception. Il est particulier Gamache, il a du cœur, il a des neurones et il fait bien son boulot. Fondamentalement intègre, il reste un homme avec ses convictions, ses principes et son vécu. Je ne peux pas m'empêcher de m'attendrir sur son sort. Mais la fin de "Sous la glace" m'a laissée perplexe. Je n'y ai pas cru une seule seconde. Toutefois, j'ai quand même apprécié le reste de ma lecture. Je vais donc continuer à suivre les aventures d'Armand. Mais peut-être avec moins d'entrain. A toi de voir, ami lecteur.




Top 10-----19/02/19

Le top 10 des lectures 2019 (so far)

1. Station Eleven (Emily St. John Mandel)
2. L'Outsider. (Stephen King)
3. Par le vent pleuré (Ron Rash)
4. La Lettre Ecarlate (Nathaniel Hawthorne)
5. ABC contre Poirot (Agatha Christie)
6. Geisha (Arthur Golden)
7. Il est de retour (Timur Vermes)
8. La Nostalgie Heureuse (Amélie Nothomb)
9. A l'hôtel Bertram (Agatha Christie)
10. A son image (Jérôme Ferrari)

"L'Outsider" Stephen King

"L'Outsider" Stephen King
Ed. Albin Michel 2019.
Titre en VO: "The Outsider" (2018)

Résumé: PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.
Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l'évidence, Terry Maitland affirme qu'il est innocent.
Et si c'était vrai ? 


D'abord, ami lecteur, si tu comptes lire la trilogie "Mr. Mercedes", je te conseille grandement de la lire avant de commencer '"L'Outsider". Tu risquerais un gros spoiler... Te voilà averti. 
Bon maintenant que cela est dit, on peut s'asseoir tranquille pour papoter de ce roman. 
Je fais partie des grands fans de Stephen King. Des très grands fans. De ceux qui ont été passablement déçus pendant toute une période ("Cellulaire" j'ai vraiment besoin de développer?)  Je continuais à le lire mais je commençais à décrocher de ses histoires qui ne me parlaient plus. Vint ensuite la période "nouvelles". Certes, avec cet auteur, on a toujours de temps en temps un recueil de nouvelles qui vient combler par-ci, par-là,  mais jusqu'à récemment, cela non plus ne fonctionnait plus. Les nouvelles semblaient provenir d'un tiroir oublié, tiens prends ça lecteur. Donc oui, King est un très grand auteur mais je peux également avoir une distance par rapport à ses ouvrages.Quand je n'aime pas, je n'aime pas, King ou pas. 
Donc... "L'Outsider". Je peux t'avouer, ami lecteur, que là, tout de suite, je suis en train de sourire. Pourquoi? Parce que je peux t'écrire cette chronique en te disant de filer chez ton libraire et de l'acheter ce roman. Parce que, oui, "L'Ouutsider" est un très bon bouquin. On retrouve la patte des débuts, des "Ça" pour l'histoire, "Shining" pour l'ambiance angoissante, "Carrie" pour la construction de personnages. On retrouve Stephen King dans ce qu'il fait de mieux: nous faire peur avec nos propres frayeurs. 
La trilogie Mercedes nous avait démontré que King pouvait nous emmener ailleurs (oui enfin, pas tout à fait, il a quand même pas pu s'empêcher de mettre une dose de surnaturel dans ses polars.... Mais tu m'auras comprise, ami lecteur) mais avec "L'Outsider", King nous prouve qu'il peut nous emmener, à nouveau, dans son monde si particulier où les croquemitaines sont prêts à nous dévorer. 
L'histoire tient la route, même si on pourrait critiquer "le grand méchant" qui en fait n'est qu'effleuré (Il n'a pas tort King, après tout, il n'y a qu'un seul Pennywise!) et une confrontation un peu faiblarde. Mais pour le reste, on s'y retrouve. On doute. On est certain de son fait. On redoute. On se demande ce qui est en train de se passer. On frissonne pour ces personnages à qui on s'est déjà attaché. On rencontre d'anciennes connaissances, on tourne les pages, vite, pour savoir. Et on referme le livre avec un sourire et un "et si?"
"L'Outsider" est sans doute le roman qui réconciliera King avec beaucoup de ses fans. Un tout grand King, un tout grand roman d'horreur.