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vendredi 7 juin 2019

"City on Fire" Garth Risk Hallberg

"City on Fire" Garth Risk Hallberg
Ed. Le Livre de Poche (2017)

Résumé: 31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie, venu de Long Island, attend Sam pour assister à un concert punk. Mais Sam a un autre rendez-vous auquel elle tient plus que tout. Elle retrouvera Charlie dans quelques heures à la station de métro de la 72e Rue. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette sœur que William, en rupture avec sa famille, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en apprendre plus sur William, son amant, l'ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ?
Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige...
Qu'est-ce qui peut bien unir ces êtres – qui n'auraient jamais dû être amenés à se rencontrer – à un meurtre commis au cœur de Central Park ? Au sein de ce roman choral, leurs histoires s'entremêlent et nous entraînent dans les recoins les plus infimes de la ville.

Cher ami lecteur, te revoilà... Bon, aujourd'hui, on ne va pas se mentir. Si tu es du genre à détester les parpaings littéraires, reste bien loin de ce roman. 
Par contre, si tu es du genre à aimer prendre ton temps et te perdre pendant un moment dans un histoire particulièrement bien foutue... Prends un siège confortable et ouvre "City on Fire". 
Mais je te préviens tout de suite, ami lecteur, c'est le genre de roman que tu adores ou que tu détestes. Les avis mitigés sont rares dans un cas comme celui-ci. La structure narrative est complètement hachée dans un travail de construction et de déconstruction qui peut en rebuter plus d'un. Le genre de roman où ce n'est pas l'intrigue le principal. Hallberg se concentre sur la narration de ses personnages atypiques. Destins croisés aux tragédies multiples, l'auteur nous décortique une Amérique aux bords du gouffre, attirée par le vide. On reste en suspens avec eux. On fouille le passé et on craint le futur. on retourne en arrière, on comprend certaines choses même si certaines questions restent sans réponse. Parce que ces questions ne sont pas le centre du roman, l'intrigue n'est qu'un prétexte. 
Prétexte d'une critique complexe d'une ville à travers certains de ses habitants. 
Et même si le roman est exceptionnellement écrit, il faut remarquer qu'on reste sur sa faim. Mais cela semble être totalement volontaire. Si le lecteur termine ce roman en étant satisfait, il est probable que le projet romanesque serait alors raté. Le lecteur doit se trouver à la même place que les personnages, dans le flou. Il a eu certaines réponses mais il reste également avec certaines interrogations. 
Comme tu peux le constater, mon ami lecteur, j'ai beaucoup aimé ce roman. Mais je pourrais comprendre qu'on ne puisse pas être satisfait, qu'on puisse être déçu. A toi de voir,mon fidèle ami. Si tu le lis, repasses par ici pour qu'on en  discute ensemble. Bonne lecture à toi...  

"De si belles fiançailles" Mary Higgins Clark

"De si belles fiançailles" Mary Higgins Clark
Ed. Albin Michel 2018.
Titre Original: "You don't own me" (2018)

Résumé: Depuis ses fiançailles, Laurie Moran, l'enquêtrice star de l'émission Suspicion, nage en plein conte de fées : mariage et lune de miel prévus à l'été prochain ! C'est sans compter sa nouvelle enquête qui risque de bouleverser ses projets...
Un couple vient en effet de la solliciter pour rouvrir un dossier vieux de cinq ans : le meurtre jamais élucidé de leur fils, assassiné devant sa résidence de Greenwich Village. Principale suspecte : la femme du défunt, que ses beaux-parents accusent du crime, mais qui bien sûr s'en défend.
Pourtant, alors que l'émission serait l'occasion de se laver des soupçons qui pèsent sur elle, celle-ci refuse de témoigner. Pourquoi ? Qui pouvait en vouloir à cette star de la neurologie, père et mari idéal ? Cette famille modèle avait-elle des secrets à cacher ?

Bonjour mon ami lecteur. Aujourd'hui, je viens te poser une question. La voici: "Pourquoi je continue à m'entêter??" Je t'explique. J'étais encore adolescente quand j'ai mis un terme à ma relation avec Mary Higgins Clark. Je devinais trop vite l'assassin et le mobile de celui-ci. Et ça m'agaçait. 
Et me revoilà. De retour dans cette relation littéraire conflictuelle. Pourquoi? Et bien c'est la question que je te pose. Parce que, rebelote, l'intrigue est limpide, les personnages transparents et la fin prévisible. 
Bon maintenant, ce n'est pas non plus le genre de roman que tu lis pour réfléchir au sens profond de ton existence, je te l'accorde. Mais bon. Une intrigue un peu plus fournie, je ne pense pas que cela soit trop demandé... Si? Et pourtant, je me connais... Je lirai quand même le prochain... Mais pourquoi je continue à m'entêter?? 

mardi 19 février 2019

"L'Outsider" Stephen King

"L'Outsider" Stephen King
Ed. Albin Michel 2019.
Titre en VO: "The Outsider" (2018)

Résumé: PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.
Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l'évidence, Terry Maitland affirme qu'il est innocent.
Et si c'était vrai ? 


D'abord, ami lecteur, si tu comptes lire la trilogie "Mr. Mercedes", je te conseille grandement de la lire avant de commencer '"L'Outsider". Tu risquerais un gros spoiler... Te voilà averti. 
Bon maintenant que cela est dit, on peut s'asseoir tranquille pour papoter de ce roman. 
Je fais partie des grands fans de Stephen King. Des très grands fans. De ceux qui ont été passablement déçus pendant toute une période ("Cellulaire" j'ai vraiment besoin de développer?)  Je continuais à le lire mais je commençais à décrocher de ses histoires qui ne me parlaient plus. Vint ensuite la période "nouvelles". Certes, avec cet auteur, on a toujours de temps en temps un recueil de nouvelles qui vient combler par-ci, par-là,  mais jusqu'à récemment, cela non plus ne fonctionnait plus. Les nouvelles semblaient provenir d'un tiroir oublié, tiens prends ça lecteur. Donc oui, King est un très grand auteur mais je peux également avoir une distance par rapport à ses ouvrages.Quand je n'aime pas, je n'aime pas, King ou pas. 
Donc... "L'Outsider". Je peux t'avouer, ami lecteur, que là, tout de suite, je suis en train de sourire. Pourquoi? Parce que je peux t'écrire cette chronique en te disant de filer chez ton libraire et de l'acheter ce roman. Parce que, oui, "L'Ouutsider" est un très bon bouquin. On retrouve la patte des débuts, des "Ça" pour l'histoire, "Shining" pour l'ambiance angoissante, "Carrie" pour la construction de personnages. On retrouve Stephen King dans ce qu'il fait de mieux: nous faire peur avec nos propres frayeurs. 
La trilogie Mercedes nous avait démontré que King pouvait nous emmener ailleurs (oui enfin, pas tout à fait, il a quand même pas pu s'empêcher de mettre une dose de surnaturel dans ses polars.... Mais tu m'auras comprise, ami lecteur) mais avec "L'Outsider", King nous prouve qu'il peut nous emmener, à nouveau, dans son monde si particulier où les croquemitaines sont prêts à nous dévorer. 
L'histoire tient la route, même si on pourrait critiquer "le grand méchant" qui en fait n'est qu'effleuré (Il n'a pas tort King, après tout, il n'y a qu'un seul Pennywise!) et une confrontation un peu faiblarde. Mais pour le reste, on s'y retrouve. On doute. On est certain de son fait. On redoute. On se demande ce qui est en train de se passer. On frissonne pour ces personnages à qui on s'est déjà attaché. On rencontre d'anciennes connaissances, on tourne les pages, vite, pour savoir. Et on referme le livre avec un sourire et un "et si?"
"L'Outsider" est sans doute le roman qui réconciliera King avec beaucoup de ses fans. Un tout grand King, un tout grand roman d'horreur. 

 


jeudi 24 janvier 2019

"Par le vent pleuré" Ron Rash

"Par le vent pleuré" Ron Rash 
 Ed. Seuil 2017..
Titre en VO: "The Risen" (2016)

Résumé: Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle. 1967 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et emporter dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.

Nous sommes le 24 Janvier 2019, et voici mon premier coup de cœur de l'année. Il y a des romans dont on ne peut expliquer l'effet qu'ils ont sur nous. Je me suis engouffrée dans ce roman. Je me suis plongée et je n'en suis pas sortie indemne. Ce n'est pas vraiment l'histoire en elle-même. Deux frères et une jeune fille. On retrouve les ossements de cette dernières près de cinquante ans plus tard. Que s'est-il passé? Simple non? Mais pourtant, ami lecteur, si l'histoire n'est pas extraordinaire et si, honnêtement, la fin n'est pas spectaculaire non plus, on ne peut que porter aux nues l'écriture de Ron Rash. Ce natif de de la Caroline du Sud nous emporte dans son monde rugueux et empli d'injustices. On découvre Bill et Eugene, deux frères que pratiquement tout oppose, sauf la haine qu'ils portent à leur grand-père tyrannique. On aurait presque envie de les sauver même si on sait que c'est déjà trop tard. Ils ont déjà été cramés par la vie, par cet été où tout va changer. Si Bill semble s'en être mieux sorti que son frère, devenu alcoolique, on découvre, au fil des pages, que Bill est tout aussi endommagé que Eugene. Roman d'initiation, on se laisse emporter dans cette Amérique que Rash construit et déconstruit. On sait que Ligeia les manipule. Mais on ne peut s'empêcher d'être attaché à cette adolescente en perdition. Ils vont tous couler à leur manière, rattrapés par le monde des adultes. Les enfants d'hier sont devenus des hommes accablés par la vie. L'un sombre, l'autre donne le change. Mais au final, ils sont plus semblables qu'ils ne le croient. La vie les a séparé. Cet été aura mis une distance infranchissable entre eux. Et pourtant... 
L'écriture de Rash est phénoménale et le classe dans les meilleurs écrivains américains de ces vingt dernières années. C'est à regret qu'on referme ce livre. On aurait encore voulu rester quelques instants aux bords de cette rivière. Mais le temps nous a rattrapé aussi. Un pur bijou. Tu l'auras compris, ami lecteur, celui-ci, je l'ai adoré.

mercredi 23 janvier 2019

"Geisha" Arthur Golden

"Geisha" Arthur Golden
Ed. JC Lattès 2006.
Titre en VO: "Memoirs of  Geisha" (1997)

Résumé: À neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto.
Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.
Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour...Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d'un exceptionnel document et le souffle d'un grand roman. Il nous entraîne au cœur d'un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

Je ne vais pas mentir, je ne suis pas une de ces fans du Japon qui ne jure que par la culture nippone. J'aime bien les mangas mais vous ne me ferez pas manger de sushis et la culture japonaise me passe un peu au-dessus de la tête. Alors, je me suis surprise moi-même de choisir ce bouquin à la bibliothèque. Et je ne le regrette vraiment pas. J'ai eu un peu peur au début, je n'accrochais pas vraiment. Un peu longuet et je ne voyais pas où Golden voulait m'emmener. Et ensuite, sans que je ne m'en rende compte, impossible de le lâcher ce roman. Déjà, le style. Golden a ce petit quelque chose en plus. Son écriture est parfois plus intéressante que son sujet. Ses tournures de phrases sont élégantes même lorsqu'il écrit une situation peu réjouissante. 
Qu'on soit bien clair, Golden nous dépeint un univers où la femme est objet d'ornement et objet sexuel. On aura beau s'extasier sur la beauté d'un kimono, le sujet est dur. 
Le pire est peut-être que les hommes ne sont pas vraiment l'objet de ce roman. Ce sont plus les rivalités entre geishas, les sacrifices du statut et la discipline engendrée par cette culture de geishas. 
On entre dans un autre temps. Dans un autre système de pensées. Une autre culture. 
Et j'aurais du, en toute logique, détester ce roman. Et pourtant, non, j'ai adoré. Golden y est sans doute pour beaucoup car sa plume est splendide. On en vient à développer de l'empathie pour Sayuri. Oui, on a envie que cette petite fille s'en sorte malgré ce qu'elle sera obligée de faire pour se sortir de son destin pourri. Elle deviendra une grande geisha, on le sait depuis le début. Pas par choix mais pas nécessité, et c'est en cela que le roman est puissant. On  ne parle pas ici de volonté de devenir une geisha. Non, on parle d'une petite fille qui n'a d'autre choix que celui-là pour pouvoir s'en sortir. Elle est obligée de vendre son corps au plus offrant,elle est obligée de sourire alors qu'elle hurle de l'intérieur. Ce n'est pas sa volonté, elle ne l'a pas choisi et pourtant elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour tirer le meilleur d'une situation loin d'être enviable. C'est cette ténacité et cette volonté de s'en sortir malgré tout qui fait de roman de Golden un véritable chef-d’œuvre de la littérature américaine moderne. A toi de jouer, ami lecteur. Ce ne sera pas une lecture facile, tu seras souvent en colère, mais, promis, tu aimeras cette petite Sayuri et son combat deviendra le tien.  

"La Lettre écarlate" Nathaniel Hawthorne

"La Lettre écarlate"de Nathaniel Hawthorne
Ed. Folio 1977.
Titre en VO: The Scarlet Letter (1850)

Résumé: La lettre écarlate, c'est la marque au fer rouge qui désigne la femme adultère dans l'Amérique du puritanisme obsessionnel de l'époque coloniale.
Trois personnages : Hester qui vit avec une dignité admirable sa faute et sa solitude. Arthur Dimmesdale, le jeune pasteur dont les élans mystiques soulèvent à Boston l'enthousiasme des fidèles mais qui, ensorcelé par Hester, ne parvient ni à dominer ni à vivre sa sensualité. Chillingworth, le mari, qui pendant des années tourmentera en silence le pasteur jusqu'à la folie et la mort.


Parfois, on peut se plaindre des classiques en soulignant que le sujet n'est plus d'actualité ou que l'écriture est un peu trop alambiquée pour qu'on puisse vraiment prendre le roman en main. Et bien, pas de bol, parce qu'ici, tu ne pourras utiliser aucune de ces excuses. Le sujet est "la femme adultère et le société qui la juge". Mais en fait, non. C'est beaucoup plus profond que ça et c'est justement pour ça que "La Lettre écarlate" est terriblement actuel. On force cette femme adultère à porter un A écarlate sur sa poitrine afin que tout le monde sache qu'elle a péché. Hawthorne nous dépeint une femme forte qui porte sa lettre, non avec honte, mais avec défi. Et elle a raison, car même à l'époque d'Hawthorne, un bébé, ça ne se fait pas toute seule. Mais elle sera seule coupable, en refusant de révéler l'identité du père. Tu vois, mon ami lecteur, Hawthorne est un peu une sorte de féministe du 19ème siècle. Parce que les hommes de ce roman sont faibles ou revanchards.Hester garde la tête haute pendant que les personnages masculins intriguent ou s'écroulent. Dans une Amérique puritaine, tu m'étonnes que ce roman a jeté un grand froid. Tu comprends maintenant pourquoi les vêtements de "la servante écarlate" sont de cette couleur? 
Tous les personnages vont payer le tribut de leurs fautes. Que cela soit via Pearl, la fille illégitime d'Hester, que par leur conscience ou les intrigues dans lesquels ils se sont compromis. 
"La Lettre écarlate" est un classique écrit il y a plus de 150, et pourtant il reste actuel et résonne comme un avertissement. Ne juge pas les autres et tu ne  seras pas jugé. Et puis, même si tu l'es, jugé, garde la tête haute et fais ce qu'il te semble juste de faire. Mais gardes à l'esprit que tout se paie un jour et qu"il faudra également être prêt à payer tes dettes. 
Sur fond de religion extrême, de puritanisme à son apogée, Hawthorne nous offre un acte de résistance. La seule erreur est de confondre résistance et arrogance. La différence entre les deux pourrait t'être fatale. 
Un classique à lire et à relire.